« Voilà, ça devait bien arriver. Je suis venu te dire que je m'en vais. Ce n'est plus la peine de m'attendre, nulle part. Tu sais, je suis trop jeune pour rester là, avec toi. J'ai trop de choses dans ma tête, ma jeunesse m'appelle. J'aime trop faire la fête, la vie, la folie, et les filles, alors je préfère te laisser ici. Je ne suis qu'un rêveur, tu le sais, je perdrai ma vie au poker, je mourrai peut-être d'avoir trop joué, avec la flamme, avec l'argent. Mais je ne veux pas mourir d'avoir trop joué avec toi, je ne veux pas ne plus avoir peur de l'avenir, et me sentir enfermé dans tes bras, j'ai trop peur de l'ennui. Je préfère m'en aller avant de connaître le goût de celui-ci à tes côtés. Je veux ne jamais savoir de quoi demain sera fait. Je ne suis qu'un putain d'égoïste, vas-y tu peux le crier, c'est vrai. Je ne suis qu'un connard, dis-le-moi. Arrête de pleurer et hurle, par pitié. Putain cesse de me regarder avec ce regard éteint et désespéré, ce n'est pas la fin du monde, non, au contraire. La vie commence, et maintenant. Sache tout de même que je n'oublierai jamais ce qu'il s'est passé. Je t'aime pour la perpétuité, même si je ne sais pas bien aimer, tu vois il faut que je m'entraîne dans ce domaine. Tu sais j'ai une âme de taulard. Et tu sais aussi que j'ai trop envie de toucher à tout. J'ai touché à toi, et maintenant je veux voir de nouvelles couleurs, sentir de nouveaux parfums. Je le regretterai, mais tant pis c'est fini. Je ne veux pas te voir pleurer. Tu seras toujours à l'intérieur de mon c½ur et tu le sais. Tu connais mes forces et mes faiblesses pour l'éternité. Allez, je m'en vais chercher le bonheur ailleurs, chercheur d'or à la vie à la mort, et tant pis si je sais que je ne le trouverai jamais vraiment. Je ne me contente pas du médiocre comme tu le fais, mon bébé, moi je ne me laisse pas marcher sur les pieds, alors vas-y dis-moi que tu ne m'as jamais aimé et tourne les talons sans plus jamais me regarder. Sois forte, pour une fois, cette fois. Fais entendre ta voix. Gifle-moi, et barre-toi. Je te le dis, et pourtant je sais que tu le ne feras pas. Tu n'es qu'une incapable, qui parle tout bas, qui baisse les yeux, qui baisse les bras et moi je ne suis pas comme toi. Alors je m'en vais. Et sans me retourner. »
- J'aurais du m'en douter. Mais tu sais, j'aurai aimé que tu sois l'exception à la règle.